Europol démantèle 1VPNS, le VPN des groupes ransomware
Europol démantèle 1VPNS, le VPN utilisé par des groupes ransomware, exposant des centaines de cybercriminels à travers le monde.

Europol détruit 1VPNS, le VPN préféré des cybercriminels
Une vaste opération internationale vient de frapper l’un des services VPN les plus utilisés dans le milieu cybercriminel : First VPN, aussi connu sous le nom de 1VPNS.
Pendant des années, ce service était présenté sur les forums russophones underground comme un VPN « bulletproof », conçu pour protéger les hackers, opérateurs ransomware, scammers et administrateurs de botnets des enquêtes policières.
Aujourd’hui, après une opération baptisée Operation Saffron, l’infrastructure entière du service a été démantelée.
Qu’était réellement 1VPNS ?
1VPNS n’était pas un simple VPN orienté confidentialité.
Selon les enquêteurs, le service avait été spécialement optimisé pour les activités cybercriminelles grâce à :
des paiements anonymes,
une infrastructure cachée,
des serveurs résistants aux saisies,
des outils permettant de masquer l’origine des attaques.
Les autorités estiment qu’au moins 25 groupes ransomware utilisaient ce service, dont le célèbre groupe Avaddon.
Le VPN apparaissait régulièrement dans des enquêtes liées à :
des vols de données,
des fraudes massives,
des botnets,
des attaques DDoS,
des campagnes de scams,
du scanning réseau à grande échelle.
Dans le monde underground, 1VPNS était considéré comme l’un des services d’anonymisation les plus fiables pour les cybercriminels.
Operation Saffron : une opération mondiale contre la cybercriminalité
Le démantèlement a eu lieu les 19 et 20 mai 2026.
L’opération était dirigée par la France et les Pays-Bas avec le soutien d’Europol et d’Eurojust.
Au total, 18 pays ont participé à l’enquête, dont :
les États-Unis,
le Royaume-Uni,
l’Allemagne,
le Canada,
l’Ukraine,
l’Espagne,
la Suède,
et plusieurs autres pays européens.
Les résultats du démantèlement
Les autorités ont obtenu des résultats majeurs :
33 serveurs saisis dans 27 pays,
saisie des domaines :
administrateur identifié et interrogé en Ukraine,
accès secret au service avant sa fermeture,
récupération des bases utilisateurs et analyse du trafic criminel.
Le point le plus inquiétant pour les utilisateurs du VPN :
Les enquêteurs ont identifié au moins 506 utilisateurs liés à des activités cybercriminelles.
Les données récupérées ont également permis :
la diffusion de 83 paquets de renseignements internationaux,
l’avancement de 21 enquêtes soutenues par Europol.
Lors de la fermeture du service, certains utilisateurs ont même reçu un message les informant qu’ils avaient été identifiés par les autorités.

Pourquoi cette opération est importante
Cette affaire marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité.
Les forces de l’ordre ne ciblent plus uniquement les groupes ransomware eux-mêmes, mais désormais toute l’infrastructure qui leur permet d’opérer :
hébergeurs bulletproof,
VPN anonymes,
plateformes de distribution de malwares,
services de blanchiment crypto.
En détruisant ces infrastructures, les autorités compliquent fortement les opérations des cybercriminels et augmentent les chances d’identification lors de leur migration vers d’autres services.
De nombreux experts pensent que d’autres VPN underground pourraient désormais devenir des cibles prioritaires pour Europol.
Le rôle de Bitdefender dans l’enquête
L’entreprise Bitdefender a également joué un rôle actif dans l’opération grâce à son programme de collaboration avec Europol.
C’est l’une des premières grandes opérations de démantèlement d’un VPN criminel où une entreprise privée de cybersécurité a participé aussi directement à l’investigation.
Cette collaboration montre à quel point les partenariats entre entreprises de cybersécurité et autorités internationales deviennent essentiels dans la lutte contre les menaces modernes.
Conclusion
La chute de 1VPNS envoie un message clair au monde cybercriminel : même les services présentés comme « intraçables » peuvent finir infiltrés et démantelés.
Pour les groupes ransomware, les infrastructures d’anonymisation deviennent de plus en plus vulnérables.
Et pour les professionnels de la cybersécurité, cette opération confirme une tendance importante : la guerre contre la cybercriminalité se joue désormais autant sur les infrastructures que sur les malwares eux-mêmes.
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Écrit par
Chris
Constructeur de solutions tech · IA agentique & sécurité offensive
Passionné de tech et constructeur de produits, je bâtis Sentinelle — un agent IA autonome de sécurité offensive. J'écris ici sur l'IA agentique, le pentest assisté par IA et ce que j'apprends en construisant des outils offensifs.


